Jet Modélisme a été un repère pour les passionnés de maquettes et de radiocommandes à Lyon, sur la Presqu’île. Située en face de l’église Saint-Nizier, la boutique a conservé une clientèle fidèle pendant des décennies.
Fondée en janvier 1961 par Alexandre Sellem, la maison a évolué en famille jusqu’à aujourd’hui. Cette situation mérite quelques points clés à garder en mémoire.
A retenir :
- Fermeture d’une boutique historique du modélisme sur la Presqu’île lyonnaise
- 200 mètres carrés de vente contenant près de quinze mille références
- Gestion familiale depuis 1961 transmise après le décès d’un fondateur
- Impact culturel et patrimonial sensible pour le commerce local
Lyon Presqu’île : fin d’une institution de modélisme historique
L’annonce locale confirme la fermeture effective de la boutique fondée en 1961, actée pour le 28 février 2026. Ce constat invite à mesurer les répercussions sur la culture et le patrimoine de Lyon.
Année
Événement
1961
Ouverture par Alexandre Sellem, spécialisation modélisme aérien
Transmissions familiales
Gestion conservée par la famille Sellem après décès
Surface
200 m² de vente en Presqu’île
Stock
Près de 15 000 références en magasin
28 février 2026
Fermeture définitive annoncée
Origines et trajectoire
En partant des origines, on comprend le poids local de la boutique et son ancrage générationnel. Selon Le Progrès, Alexandre Sellem avait lancé l’enseigne autour de sa passion pour l’aviation, donnant son nom à l’établissement.
La gestion est passée à Marie Sellem après le décès de Gilles, son mari, et la clientèle est restée fidèle. Selon Le Progrès, la boutique a conservé une offre technique et historique appréciée des collectionneurs.
Points de vente :
- Maquettes d’avions classiques et contemporains
- Voitures radiocommandées pour loisir et compétition
- Accessoires moteurs, électronique et pièces détachées
- Miniatures de collection et pièces difficiles à trouver
« Nous avons tenté de trouver un repreneur pendant des mois, sans succès »
Marie S.
Le contexte de la fermeture
Le constat de fermeture s’inscrit dans un contexte économique et immobilier tendu, où les loyers et la concurrence en ligne pèsent sur les petites enseignes. Selon Le Progrès, l’absence de repreneur a été un facteur déterminant.
La décision de fermer le 28 février 2026 résulte d’une combinaison de contraintes financières et de l’absence d’offre crédible de reprise. Les salariés et clients ont exprimé leur inquiétude face à la disparition d’une adresse spécialisée.
Présentation vidéo locale :
« J’ai appris la nouvelle en passant devant la vitrine, j’étais bouleversé »
Antoine B.
Impact sur la culture et le patrimoine lyonnais
Face à la disparition de l’enseigne, la dimension patrimoniale devient une question centrale pour les acteurs locaux. Cette perte articule mémoire collective et pratiques techniques transmises entre générations.
Les clubs, associations et anciens clients conservent des savoir-faire qui risquent de se disperser sans lieu dédié. Selon Le Progrès, plusieurs collectionneurs ont déjà exprimé leur souhait d’aider à préserver certains éléments.
Perte de tradition
Sur le plan culturel, la perte touche une pratique et une mémoire partagée liée au modélisme et à l’ingénierie amateur. Les ateliers et conseils techniques qui animaient le lieu représentaient une forme de transmission informelle.
Éléments culturels préservés :
- Archives orales et photographies détenues par des clients anciens
- Connaissances techniques conservées par des clubs locaux
- Collections susceptibles d’être mises à l’abri par des passionnés
- Réseaux associatifs prêts à documenter l’histoire locale
« Le magasin représentait un lieu d’échange pour plusieurs générations, un pan du patrimoine local »
Sophie R.
Réactions de la communauté
Les réactions vont du regret immédiat à la mobilisation pour sauvegarder certains éléments du stock. Des appels aux dons et des propositions de regroupement d’inventaire circulent parmi les amateurs.
Conséquences pour Lyon :
- Baisse d’offre spécialisée sur la Presqu’île et perte d’attraction pour hobbyistes
- Pression accrue sur les petites boutiques face aux loyers commerciaux
- Risque d’appauvrissement du tissu culturel commercial local
- Mobilisation possible des associations en soutien au patrimoine
Acteur
Rôle potentiel
Associations de modélisme
Préservation du stock et transmission des savoir-faire
Collectifs de commerçants
Recherche active de repreneur et soutien logistique
Municipalité
Soutien patrimonial et aide à la reconversion éventuelle
Particuliers collectionneurs
Acquisition d’objets et conservation de pièces rares
« La disparition questionne l’équilibre commercial de la Presqu’île et son identité »
Éric L.
Perspectives pour le commerce local et pistes de reprise à Lyon
Après l’émotion, les acteurs locaux cherchent des solutions pragmatiques pour limiter l’impact de la fermeture. Les idées vont de la reprise commerciale à la conversion en espace partagé à vocation pédagogique.
Pistes de reprise possibles :
- Repreneur spécialisé reprenant l’inventaire et la clientèle existante
- Collectif associatif assurant la gestion et la sauvegarde du stock
- Concept hybride boutique-atelier pour animations et formations
- Rachat par une structure culturelle pour valorisation patrimoniale
Opportunités de reprise
Sur le plan opérationnel, plusieurs scénarios de reprise émergent, chacun avec des contraintes financières et logistiques. L’intérêt de la Presqu’île pour le commerce spécialisé reste un atout pour un projet viable.
Un appel à candidatures ou une mise en réseau des acteurs locaux pourrait faciliter l’identification d’un repreneur adapté. Selon Le Progrès, des initiatives citoyennes sont déjà évoquées pour sauvegarder une partie du fonds.
« J’ai proposé d’organiser une collecte pour soutenir la reprise locale »
Antoine B.
Scénarios pour la Presqu’île
À l’échelle du quartier, la fermeture interroge la diversité commerciale et la capacité d’accueil des passionnés. Une stratégie coordonnée entre commerçants, associations et municipalité paraît nécessaire.
Présentation vidéo sur les enjeux de centre-ville :
Ce passage vers des solutions concrètes nécessite des arbitrages clairs entre conservation patrimoniale et adaptation économique. Les prochaines semaines seront déterminantes pour l’avenir du lieu et de sa mémoire.
Source : Le Progrès, 2026.